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Edouard Quéau intègre la résistance


 

 

Edouard Quéau intègre la résistance
 

 

 

La Bretagne est occupée

 

Après la défaite française, la progression allemande est rapide dans le nord de la France. Les troupes allemandes entrent à Rennes le 18 juin 1940. Le lendemain, elles sont à Nantes et à Brest, le 21 à Lorient. La Bretagne est dès lors occupée, le régime de Vichy installé collabore avec l’armée allemande et véhicule idées nationalistes et propagande.

Les difficultés du quotidien :

L’Occupation est durement vécue par les Bretons. Aux difficultés du quotidien, s’ajoute la particularité de la pointe bretonne, bordée par l’océan, faisant face à l’Angleterre et proche des liaisons maritimes transatlantiques (la perspective d’un débarquement anglais est envisagée dès le début de la guerre).

Les Allemands surveillent les routes maritimes et s’installent : bâtiments militaires, civils et logements particuliers sont réquisitionnés. L’ « Ausweiss » (laisser-passer) devient indispensable. Un laisser-passer spécial est créé pour la zone côtière établie le long du littoral sur une largeur de 15 à 20 kms. La censure s’exerce, la répression est partout.


La pénurie s’installe. Bien que la région soit agricole, la réquisition des céréales et de la viande pour l’armée et notamment la Wehrmacht entraîne des pénuries. Les restrictions concernent l’alimentation comme les biens de consommation courante. Tickets de rationnement et marché noir font partie du quotidien des Bretons.

 

Les bombardements ponctuent la vie quotidienne. Dès 1941, les Anglais bombardent l’arsenal de Brest et les ports bretons afin de limiter les sorties de la flotte allemande et d’assurer les liaisons avec les Etats-Unis. En 1943, les bombardements s’intensifient et les villes portuaires sont détruites. De mai 1944 à la Libération, ils deviennent quasi-quotidiens et frappent toute la région.

 

Source : Le Finistère pendant la guerre, service éducatif des archives départementales du Finistère, dossier pédagogique, 2008

  

Carte de « la délimitation de la zone côtière interdite dans le Finistère »
Source : Le Finistère pendant la guerre, service éducatif des archives départementales du Finistère, dossier pédagogique, 2008


La résistance en Bretagne

Qu'est-ce que la Résistance ?

La Résistance se compose des Forces Françaises Libres (FFL), constituées après l'appel du 18 juin 1940 autour du général de Gaulle à Londres et de la résistance qui naît à l'intérieur du territoire français suite à la signature de l'armistice qui conduit à l'occupation et au régime de Vichy qui collabore avec l'Allemagne nazie. 

La résistance intérieure française est l'ensemble des actions d'hommes et femmes agissant dans la France occupée, de 1940 à 1944. En général, les résistants s'engageaient dans des réseaux et mouvements. Le 1er février 1944, les principaux groupements militaires de la résistance intérieure fusionnent et deviennent les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI).

Les actions de la résistance de l'intérieur sont de nature variée : la publication de journaux clandestins, le sauvetage des Juifs, la production de faux papiers, le renseignement, la lutte armée, le sabotage, les attentats envers les forces d'occupation, ...

 

La résistance s’est manifestée très tôt en Bretagne.

Dès le début de l’occupation, des actions de résistance isolée sont remarquées. Très tôt, des réseaux de renseignement se constituent. Des affiches sont posées clandestinement, des « V » de la victoire ou des croix de Lorraine sont écrits sur les murs.

Dès juin 1940, on note des évasions maritimes de civils et de militaires souhaitant poursuivre le combat. Par la suite, grâce à sa proximité des côtes britanniques, la Bretagne reste un lieu privilégié d’évasion maritime, que ce soit pour permettre à des résistants poursuivis de s’échapper ou à d’autres de transmettre de précieux renseignements à Londres. Les aviateurs alliés sont aussi rapatriés par l’intermédiaire des réseaux d’évasion qui se mettent en place dès 1942.

 

Affiche de 1941

Source : Le Finistère pendant la guerre, service éducatif des archives départementales du Finistère, dossier pédagogique, 2008

 

Si la résistance est présente dès 1940 en Bretagne, elle se développe avec une relative lenteur en 1941, pour connaître une nette accélération à partir de 1942. Ces deux années se caractérisent par une intense activité ainsi qu’une structuration croissante de la résistance. D’abord localisée dans les villes et sur les côtes, elle s’étend peu à peu dans les bourgs ruraux avant de gagner les campagnes. Les mouvements qui s’implantent en Bretagne sont les grands mouvements de la zone nord : Libération-nord, le Front national, Défense de la France et dans une moindre mesure l’Organisation civile et militaire (OCM).

 

La résistance participe à la libération

Dans le Finistère, le déclenchement des opérations de débarquement en Normandie entraîne d’importants sabotages. Entre le 6 et le 26 juin, 14 sabotages importants gênent considérablement les déplacements de l’occupant. Des lignes téléphoniques sont coupées, des plaques indicatrices sont recouvertes de peinture ou changées de direction, des pylônes électriques sont abattus.
 

Les Alliés arrivent dans le département le 5 Août.

Ploudalmézeau est libérée le 11 août 1945.

 

Les combats à Brest durent plus longtemps. Les civils sont évacués et les belligérants se battent dans une ville désertée. Le 18 septembre, la garnison allemande se rend après un siège de plus d’un mois.

 

Il faut attendre le 20 septembre 1944 pour que l’ensemble du Finistère soit libéré. 38 000 soldats allemands sont faits prisonniers. Au total, 1615 civils sont morts dont 965 pour la seule ville de Brest, détruite à 75%.

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