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Vacances de février 2019

Du samedi 9 au dimanche 24 février. Reprise : le lundi 25 février 2019 !

 

Soirée "Portes ouvertes", vendredi 1er mars 2019 à partir de 17h30.

 

 

 

 

 

 

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Edouard Quéau est déporté


 

 

Edouard Quéau est déporté
 

 

 

D'abord torturé au manoir de Trouzilit puis à Landerneau à la Kommandantur, Edouard est interné au camp de Margueritte à Rennes où il reste deux mois et devient le détenu n°640.

Le camp de Margueritte est un camp annexe de la prison Jacques Cartier à Rennes. C'est le camp d'internement des prisonniers dits "politiques" (résistants), des otages, des droits communs, des soldats américains et des Allemands disciplinaires. Le camp de Margueritte se compose d'une quinzaine de baraques pouvait loger chacune de 120 à 170 internés. Les conditions de survie au camp sont difficiles : la nourriture est rare et de mauvaise qualité, les Allemands torturent fréquemment les prisonniers politiques,...

 

La Kommandantur de Landerneau,

siège de la gestapo, photo actuelle

 

Manoir de Trouzilit, treglonou

 


Dessin d'une baraque réalisé par un prisonnier

(source : http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/convoi44/vie-prison.htm)

 

 

 

Depuis le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie (opération Overlord), les troupes alliées (anglais, américains, Français libres) font la reconquête du territoire français au prix de combats terribles contre des Allemands qui défendent leurs positions. Début août, les Alliés sont proches de la région de Rennes et du camp de Margueritte.

 

 

 

Le 1er août 1944, quatre avions alliés survolent Rennes et le camp. Cette situation provoque autant d'espoir que d'anxiété pour Edouard Quéau et ses compagnons prisonniers, qui craignent les réactions des Allemands.

 

Les conséquences de l'approche de Rennes par les troupes alliées sont lourdes pour les prisonniers du camp de Margueritte : alors que les hommes et femmes détenus croient en une libération proche, ils sont déportés en deux convois à destination de l'Allemagne : un premier convoi quitte Rennes le 2 aôut, le deuxième partira le 3 août, les deux trains emmenant environ 1350 prisonniers et prisonnières, résistants et soldats alliés faits prisonniers des Allemands, répartis dans des wagons à bestiaux.

Edouard Quéau appartient au deuxième convoi, celui du 3 août 1940 : vers 4 ou 5 heures du matin, les prisonniers sont répartis à 55-60 dans les wagons. C'est le dernier train partant de Rennes. Un long voyage de 3 semaines commence en direction de l'Allemagne.

Rennes sera libérée le  4 août 1944.

Le convoi d'Edouard Quéau est aussi appelé " train de Langeais " car, au cours du trajet, à Langeais, les 7 et 8 août 1944, le convoi est mitraillé par des chasseurs alliés.


L'attaque du convoi fait 19 morts et 70 blessés parmi les résistants et soldats alliés. Plus de 300 prisonniers profitent du désarroi général causé par le mitraillage. Edouard Quéau fait partie des blessés : il a été touché à la tête. Il réintègre donc le convoi qui poursuit son itinéraire à destination des camps de prisonniers allemands.

 

En gare de Langeais, se trouve un wagon de Déportation (ils étaient prévus pour assurer le déplacement en train de 40 hommes ou de 8 chevaux dans la longueur). Il a été érigé en Monument National des Déportés Évadés des Trains de Déportation, en mémoire des nombreuses évasions de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Le dernier convoi de déportés parti de Rennes le 3 août 1944

Source : http://pagesperso-orange.fr/memoiredeguerre/convoi44/

Le 15 août 1944, après 13 jours de "voyage", le convoi arrive à Berfort où les prisonniers sont enfermés au Fort-Hatry avant d'être déportés en 3 convois. Edouard appartient au convoi n°453 qui part de Belfort avec plus de 700 prisonniers dont 639 Français pour le camp de concentration de Neuengamme où il arrive le 1er septembre 1944 et reçoit le n°43577.

 

Le camp de Neuengamme

Le KL(Konzentration Lager) Neuengamme se situe à environ 25 kilomètres au sud-est de Hambourg, sur la rive droite de l'Elbe, dans une région marécageuse et plate. Le commandement SS décide d'y réactiver une briqueterie désaffectée et d'implanter un camp de concentration. Mais ce camp central de Neuengamme, il y a quelque quatre-vingt Kommandos (ou équipes de travail) extérieurs du KL Neuengamme sont disséminés essentiellement dans l'Allemagne du nord-ouest.

Le nombre de Français qui ont été immatriculés au KL Neuengamme est d'environ 11 500 : 11 000 hommes et 500 femmes.

   

 

Le système concentrationnaire nazi

Source : http://yann.levrey.pagesperso-orange.fr/cariboost1/crbst_29.html

 

Il est alors transféré à Wilhemshaven, dans un kommando de travail extérieur de Neuengammede, appartenant à la marine de guerre allemande (Kriegsmarine). Ce chantier est situé au nord-ouest de Brême, sur la Mer du Nord. Créé au mois d'août 1944, le kommando est entré en fonction le 4 septembte 1944, en faisant tavailler ses 1000 détenus à des tâches de déblaiement, mais aussi à la fabrication de sous-marins de poche dans des conditions éprouvantes (12 heures de travail quotidien, froid et neige en hiver, vêtements inadaptés, rations insuffisantes, mauvaises conditions d'hygiène...)

 

 Animation  Edouard Quéau, de l'arrestation  à la déportation :

 

 

e mardi 27 mars 1945 , en début d'après-midi plusieurs formations de bombardiers détruisent pratiquement tout l'arsenal.

En raison de l'avancée des Alliés, le Kommando est évacué début avril 1945. A pieds, des prisonniers sont menés sur Neuengamme, mais ce camp étant aussi évacué, la marche se poursuit jusqu'à Sandbostel, près de Rotenburg.

Édouard QUÉAU et ses camarades déportés vont connaître une nouvelle et ultime épreuve de souffrance dans ce camp ou dominent la famine et les épidémie de typhus. Quand les Britanniques arrivent le 29 avrili 1945 pour "libérer" ce camp, il est déjà trop tard pour beaucoup de détenus, car une épidémie de typhus exanthématique y sévit.

En instance de rapatriement, Edouard Quéau décède du typhus au camp de Sandbotel le 21 mai 1945.

 

Le stalag X B de Sandbostel photographié par l'aviation alliée le 7 avril 1945


 

Les vestiges du camp de Sandbostel aujourd'hui.

Durant la guerre, près de 50 000 personnes y sont mortes, de faim, de maladie ou simplement d'assassinats

 

 

Le J.O.R.F. n° 115 du 19/05/1998 a nommé Edouard Quéau  au grade de sous-lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI), fait Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la médaille de la résistance française avec rosette et de la croix de guerre avec palme à titre posthume.  

 
Notre collège porte le nom de cet homme courageux qui a fait le choix de résister à la barbarie.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plaque située dans le hall d'entrée du collège,

                   sous le portrait d'Edouard Quéau

 

 

 

Pour écrire l'histoire d'Edouard Quéau, nous avons utilisé les sources suivantes :

 

Une entrevue réalisée avec le fils d'Edouard Quéau le 6 mars 1993.

Pour le convoi de Langeais : l'excellent site des anciens combattants d'Ille-et-Vilaine : mémoire de guerre

Un article intitulé "Edouard Quéau, instituteur résistant", d'Hervé Farrant, publié sur le site de wiki-brest

Le site répertoriant les personnes mortes en déportation

Le site plaques-commemoratives.org




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