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Vacances de février 2019

Du samedi 9 au dimanche 24 février. Reprise : le lundi 25 février 2019 !

 

Soirée "Portes ouvertes", vendredi 1er mars 2019 à partir de 17h30.

 

 

 

 

 

 

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Edouard Quéau au début de la Seconde Guerre mondiale


 

 

 

 

 

 

 

 

Edouard Quéau au début

de la Seconde Guerre mondiale

Edouard - Emile - François Quéau est né le 19 avril 1909 à Brest. Il poursuit des études à l'école normale de Quimper pour devenir instituteur.

Il occupe ensuite plusieurs postes d'enseignant dans des écoles primaires du Finistère. Puis en 1938, il est nommé directeur de l'école primaire des garçons de Ridiny à Portsall.

 

La photographie ci-contre représente l'ancienne école de Ridiny détruite récemment.

 

 

Photo prise en 2009 et provient du site :

http://www.wiki-brest.net/index.php/Image:EcoleRidiny.jpg

 

La France en Guerre

Le 3 septembre 1939, quelques heures après le Royaume-Uni, la France déclare la guerre à l’Allemagne et proclame qu’elle « assumera ses obligations envers la Pologne ».


Pourtant, dans les semaines qui suivent, celle-ci est écrasée sans réelle réaction française. Protégée par les fortifications de la ligne Maginot, la France applique sa stratégie défensive, persuadée que le temps joue en sa faveur.

 

Edouard Quéau est mobilisé comme adjudant de réserve à l'école militaire des Andelys, où il est instructeur jusqu'en 1940.

  

 

 

Après plusieurs mois de cette "drôle de guerre" où l'armée française attend l'offensive allemande sans engager le combat, Hitler déclenche son offensive contre la France en mai 1940. En quelques semaines, la France est brutalement battue : mal préparée, l'armée française est mise en déroute, tandis que plus de 8 millions de civils fuient devant l'avancée allemande.

Prisonniers français dans le nord de la France, 1940

 

Civils fuyant devant l'avancée des troupes allemandes, mai-juin 1940

 

Lors de l'avance allemande, Edouard Quéau se replie en formation militaire à Vitré, où il se trouve au moment de l'armistice. Pendant la débâcle, il se poste avec un camarade à l'entrée de la ville avec un fusil mitrailleur pour attendre les Allemands, mais les gendarmes vinrent les désarmer.

 

Le 14 juin 1940, l'armée allemande entre dans Paris, abandonnée par les trois quarts de ses habitants et par le gouvernement français repliè à Tours.

 

Les conséquences politiques de la défaite

Elles sont très lourdes : devant l'ampleur du désastre, un débat s'engage au sein du gouvernement sur la conduite à tenir.La défaite provoque la chute de la IIIème République.

 

Pétain- de Gaulle : deux attitudes dans la défaite

Devenu président du Conseil le 16 juin 1940, le maréchal Pétain demande un armistice à l'Allemagne. Le 17 juin, il s'adresse aux Français dans une allocution radiodiffusée :

 

 

Qui est le maréchal Pétain ?

Chef militaire durant la Première Guerre mondiale, Philippe Pétain (1856-1951) joue un rôle décisif dans l'issue victorieuse de la bataille de Verdun, en 1916. Cette image de "héros de Verdun" est très présente dans les mémoires quand il est rappelé au gouvernement en 1940 pour exercer la charge de président du conseil.

Chef de l'Etat français sous l'Occupation, il engage la France dans la collaboration avec l'Allemagne nazie.

Condamné à mort à la Libération, sa peine de mort est commuée en détention à perpétuité par le général de Gaulle.

Le général de Gaulle incarne une autre attitude face à la défaite : il quitte la France le 17 juin 1940 et rejoint Londres pour négocier la poursuite du combat. Le 18 juin 1940, il s'adresse aux Français par l'intermédiaire de la radio, la BBC pour les appeler à résister et à le rejoindre dans la France libre. Cet appel n'a pas été enregistré, mais il renouvelle son message le 22 juin 1940 :

Qu'est-ce que la France libre ? La France libre est l'organisation de résistance extérieure fondée à Londres par le général de Gaulle à la suite de son appel du 18 juin 1940. Les forces armées ralliées à la France libre furent appelées Forces françaises libres (FFL).

Qui est Charles de Gaulle ?

Charles de Gaulle est né à Lille en 1890. Officier de carrière, il participe à la Première Guerre mondiale. Il est fait prisonnier en 1916 et tente à plusieurs reprises de s'évader. Dans les années 1930, il se montre partisan d'une ,stratégie offensive en cas de guerre, appuyée sur les blindés, mais ses avis ne sont pas écoutés.

En 1940, de Gaulle commande une division blindée et remporte un des rares succès français. Nommé général, il participe au gouvernement de Paul Reynaud. mais quand Pétain devient président du Conseil  et s'apprête à signer l'armistice, il gagne Londres et lance à la radio (BBC) son premier appel à la résistance, le 18 juin 1940.

Lors de la déclaration de guerre en septembre 1939, environ 40 000 Finistériens sont mobilisés. Le 10 mai 1940, l’armée allemande s’enfonce dans le territoire français. C’est la débâcle. L’Exode pousse des centaines de milliers de Français sur les routes pour fuir les combats. On estime à environ 150 000 le nombre de personnes qui arrivent dans le Finistère.

 

Après avoir entendu l'appel de Londres du Général De Gaulle le 18 juin 1940, Edouard Quéau, alors âgé de 31 ans, tente avec un camarade, de s'embarquer à Camaret pour l'Angleterre afin d'y poursuivre la lutte. Lorsqu'ils  arrivent au port, les Allemands ont déjà bloqué l'accès aux bateaux et les deux résistants bretons se trouvent dans l'impossibilité de partir.

L'armistice

Le 22 juin 1940, Pétain signe l'armistice avec l'Allemagne nazie. C'est la fin des combats, mais les conditions de cette "paix" sont terribles pour la France :


 

Le 24 octobre 1940, l'entretien de Hitler et Pétain à Montoire marque le début de la collaboration.

La France après l'armistice du 22 juin 1940

 

du point de vue territorial, la France est divisée et une grande partie se retrouve occupée par l'armée allemande.

La Bretagne appartient à la zone Nord : elle se retrouve donc dans la partie occupée par les nazis.

Après son échec dans sa tentative de rejoindre le général de Gaulle à Londres, Edouard Quéau retrouve son métier d'instituteur et son école de Ridiny à Portsall. Mais il a choisi de ne pas se soumettre à l'occupant et intègre la résistance.

La suite ...   

 

Pour écrire l'histoire d'Edouard Quéau, nous avons utilisé les sources suivantes :

 

Une entrevue réalisée avec le fils d'Edouard Quéau le 6 mars 1993.

Pour le convoi de Langeais : l'excellent site des anciens combattants d'Ille-et-Vilaine : mémoire de guerre

Un article intitulé "Edouard Quéau, instituteur résistant", d'Hervé Farrant, publié sur le site de wiki-brest

Le site répertoriant les personnes mortes en déportation

Le site plaques-commemoratives.org

 

 

 

 

 


 

 



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